Petite life Portraits

Portrait de petite – Anne-Sophie Lesage, co-auteure de « Celle qui a dit fuck »

novembre 29, 2018
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Je suis hyper contente de vous présenter aujourd’hui le portrait de petite d’Anne-Sophie Lesage, co-auteure du livre « Celle qui a dit fuck » que j’ai lu dernièrement et que j’ai adoré!

Julie : Merci Anne-Sophie d’avoir accepté cet interview sur le blog de Petite and So What. Je voulais aussi te remercier pour ce beau livre de développement personnel « Celle qui a dit Fuck » que tu as co-écrit avec ta sœur jumelle Fanny. Je l’ai dévoré et il m’a fait énormément de bien. Je l’ai adoré parce que je me suis totalement retrouvée dans le personnage principal de l’histoire, Alice. Je fais partie de ces femmes qui ont du mal à lâcher prise.

Est-ce que tu peux s’il te plait nous faire un résumé de ce journal?

Anne-Sophie : « Celle qui a dit Fuck », c’est le journal intime d’une trentenaire qui décide de lâcher prise du jour au lendemain suite à un « craquage ». Elle décide de mener l’enquête pour à atteindre ce Graal. L’idée du livre, c’était de créer un personnage plein d’auto-dérision pour aller ce thème qui qui peut parfois être compliqué.

J : Comment vous est venue l’idée de ce livre?

A.S. : L’idée est venue des échanges que l’on a eus avec notre communauté (via notre Newsletter Holi Me). On s’est dit que ce serait rigolo d’imaginer le journal intime d’une trentenaire, de son quotidien, de ses pensées. On a écouté notre envie du moment quand on l’a écrit. Au final, c’était quasi auto-thérapeutique et en quelque sortie auto-biographique. On se prend toutes beaucoup la tête dans notre quotidien, moi la première. L’idée, c’était d’apporter des clés et de connaître les leviers sur lesquels on peut s’appuyer pour s’alléger et se simplifier la vie. On était très surprises de la résonance que ce livre a pu éveiller chez beaucoup de lectrices.

J : Et l’idée du titre?

A.S. : Ce n’est pas venu tout de suite. On souhaitait un titre fort, revendicateur qui va avec le personnage. On connaissait la « fuck it » thérapie. A travers ce titre, on voulait transmettre le côté « je vais de l’avant et je ne me laisse pas marcher sur les pieds ». Car on est finalement moteur dans notre quête du bonheur. On a les cartes en main si on veut moins se prendre la tête et alléger notre mental. Au début du journal, Alice tombe sur une publication qui indique que 40% de son bonheur dépend d’elle-même. Il n’en tient qu’à nous si on souhaite alléger ses ruminations.

J : Écrire avec sa jumelle, je trouve ça génial! Comment ça se passe? Vous mettez vos idées en commun? Chacune écrit un chapitre? Comment vous vous organisez?

A.S. : On se met d’abord d’accord sur le fil conducteur ensemble, sur les sujets et les thèmes qu’on va aborder. Je rédige la partie romancée et Fanny s’occupe du développement des outils. On n’écrit pas à quatre mains mais on a mis en place une répartition des tâches pour bien s’organiser. Ensuite, on se relit l’une et l’autre. L’illustratrice intervient dans un second temps, quand le manuscrit est terminé. D’ailleurs, on a adoré le travail de Léna Piroux, elle a très bien su donner corps au personnage.

J : Alice mesure 1,58 m et parle de sa petite taille à plusieurs reprises dans son journal. Quand elle évoque le fait de « s’armer de ses meilleurs reparties pour contrer les agressions en tout genre », elle écrit : « la prochaine fois que ce collègue prendra un plaisir à me rabaisser en m’appelant « jeune fille » ou « mon petit » (alors qu’il fait lui-même 1,60m) sans se douter qu’il s’agit de discrimination, je l’appellerai « petite bonhomme » pendant au moins un mois! » Ça m’a beaucoup fait rire! Ce sont ces petits détails qui m’ont mis la puce à l’oreille sur la possibilité que vous étiez vous aussi des « petites ». Tu mesures 1,59m, c’est bien ça?

A. S. : On blague souvent toutes les deux sur le sujet. On mesure à peu près 1.59m, mais il semblerait que Fanny mesure 1 cm de plus que moi. En fait, il faudrait que je remesure Fanny mais ça ne va pas être évident pour le moment puisqu’elle est enceinte de 8 mois.

J : Ta petite taille. Au quotidien, c’est plutôt pour toi, un inconvénient ou au contraire, une force?

A.S. : Ado, je me rappelais tout le temps être perchée sur des talons. J’avais besoin de me grandir, et Fanny aussi. Depuis qu’on a passé le cap de la trentaine, on s’assume plus en tant que femme. On est maintenant tout le temps en baskets. Et puis, on court tellement avec nos petites bouts. J’ai remis des talons il y a deux semaines pour sortir, j’ai failli tomber trois fois dans le métro. En tout cas, aujourd’hui, notre petite taille est complètement assumée.

Ma petite taille n’a jamais été un souci, j’ai même trouvé un mari qui mesure 1.95 m.

J : Est-ce que tu as des difficultés pour t’habiller?

A.S. : Non. Au collège et lycée, je devais demander à ma mère de faire des ourlets sur les pantalons 🙂 . Mais à part ça, je n’ai pas de problèmes pour m’habiller.

J : Quel est ton style?

A.S. : Casual. On est toutes les deux en mode « opérationnel » pour bien évoluer dans notre quotidien. On porte des tenues plutôt classiques, avec des baskets. C’est important pour pouvoir porter ses petits bouts.

J : Quelles sont tes marques préférées?

A.S. : On est très Zara, et Uniqlo depuis un ou deux ans. A une période j’avais du mal à l’avouer mais maintenant c’est complètement assumé, je m’habille aussi beaucoup chez Monoprix et j’adore ce qu’ils font!

J : Quelles sont les pièces que tu aimes porter?

A.S. : Les robes pull pour un effet habillé mais cocooning l’hiver! Les baskets, les sweats qui restent sympas (pas de sweat difformes), les petites jupes (look style sweat avec une petite jupe sympa). Et le bonnet bien sûr, l’accessoire incontournable de l’hiver.

J : Tu es plutôt jupe longue ou jupe courte?

A. S. : Ça dépend des saisons. En été, plutôt jupe longue. Mais en hiver, plutôt jupe mi-longue.

J : Et tu arrives à trouver des jupes longues à ta taille?

A. S. : Oui, c’est un peu le parcours du combattant mais j’en trouve. Et sans retouches! Quand j’achète quelque chose, j’ai envie de le porter tout de suite, je n’ai pas envie d’attendre. Je ne suis pas patiente du tout.

J : Quelle est ta tenue idéale pour les fêtes de fin d’année?

A.S. : Ma tenue de fêtes a pas mal évolué. Avant, on s’habillait beaucoup (je mettais une robe très habillée pour les fêtes). Aujourd’hui, je m’habille plus simplement, mais je reste sur la petite robe noire qui ne met pas en danger. Pour le réveillon de Noël, si je veux faire plaisir à ma maman, je sortirai même une jolie paire de chaussures à la place des Stan Smith 🙂 .

J : Et pour finir, un message à transmettre à toutes les « petites » qui vont te lire?

A.S. : C’est le même message que le livre : être bien dans ses baskets, être indulgente avec soi-même dans son quotidien. Qu’on soit petite ou pas, le principal c’est de s’assumer pour être bien dans sa peau et bien dans sa vie.

J : Merci pour ton temps! Merci pour tous ces messages ultra positifs. J’ai été ravie d’en connaître plus sur vous et de passer ce moment avec toi!

Pour celles qui seraient tentées par la lecture de « Celle qui a dit fuck », vous pouvez le trouver partout : à la Fnac (ici), chez Cultura (ici), chez Amazon, etc.

Crédit photo : Jennifer Sath

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