fbpx
portrait petite

Portrait de Petite : Julie, fondatrice du réseau d’entrepreneurs Co-Women

mai 12, 2019
petite-and-so-what-interview-julie-rejean-co-woman-1m60

On continue la série des Portraits de Petite avec Julie, la fondatrice du réseau d’entrepreneurs Co-Women, qui mesure 1m60.

Julie L. : Merci d’avoir accepté cette interview. Je te suis depuis longtemps, on se connaît depuis 2014. On a été en contact la première fois quand tu travaillais pour Clémence Cabanes. Puis, je t’avais rencontrée à nouveau quand tu organisais les ventes de créateurs français La Maison des Créateurs. Puis, nous chemins se sont à nouveau croisés via ton réseau Co-Women.

Tu fais beaucoup de choses. Tu es maman de deux petits, entrepreneur. A côté de ton activité de conseil, tu as créé un réseau bienveillant d’entrepreneures. Peux-tu nous parler de ton parcours ?

Julie R. : J’ai quitté le monde de l’entreprise en Octobre 2013, à l’âge de 29 ans. J’étais Responsable CRM. J’étais bien payée mais je m’ennuyais terriblement. Ce que je faisais n’avait aucun sens pour moi. J’ai donc cherché à me reconvertir. J’ai fait un bilan de compétence et j’ai compris que je n’étais pas faite pour travailler en entreprise. Au même moment, la fondatrice de la marque de créateur Clémence Cabanes cherchait une personne pour l’aider. J’ai donc commencé par travailler pour elle en free lance. J’étais polyvalente : je faisais de tout. Je l’aidais dans la production, j’étais en contact avec les fournisseurs, etc. J’ai vécu une expérience extrêmement formatrice.

Fort de cette expérience, je suis devenue une experte en réseaux sociaux. J’avais fait ma renommée sur Facebook. Du coup, les marques me contactaient pour faire appel à mes services. J’ai commencé à avoir de plus en plus de clients qui venaient à moi, sans que je n’ai besoin de les démarcher.

A côté, j’animais des formations sur les réseaux sociaux et j’ai lancé la Maison des Créateurs en 2015. J’avais créé Little French Corner avec une amie. Le concept était de présenter des créatrices françaises et de vendre leurs créations à travers des ventes éphémères.

Puis, j’ai accouché de mon premier fils en Novembre 2015. J’ai remis en question mon parcours professionnel, j’ai longtemps réfléchi à la façon dont je souhaitais m’organiser avec mon petit. Et ce concept de ventes éphémères le week-end n’était plus envisageable avec ma nouvelle vie de famille.

J’ai à nouveau réfléchi à ce que je voulais faire. Et ce que je souhaitais avant tout, c’était partager. De mon expérience personnelle, je n’ai jamais été satisfaite des réseaux d’entrepreneurs que j’ai connus. Je ne me suis jamais sentie bien accueillie. J’ai donc commencé par créer un groupe d’entraide à l’entrepreneuriat sur Facebook. Je souhaitais apporter ce que je n’avais jamais pu trouver ailleurs :

  • la rupture de l’isolement,
  • l’entraide entre nous,
  • les formations car elles coûtent extrêmement chères quand tu n’es plus salariée, je trouvais dommage de ne pas avoir pu en faire,
  • l’inspiration

J’ai commencé à créer quelques événements. Tout d’abord des petits déjeuners, puis des « talks » d’entrepreneurs inspirants. Et ça marchait ! Aujourd’hui, j’organise trois événements par mois qui sont toujours « full » et le groupe compte plus de 1 200 membres.

Julie L. : Merci pour cette réponse ultra détaillée ! Finalement, tu as répondu à presque toutes les questions que j’avais en une seule réponse ! Quels sont tes projets pour Co-Women ?

Julie R. : J’ai énormément de projets pour Co-Women.

Je souhaiterais tout d’abord organiser plus d’ateliers pratiques, de workshops et d’ateliers créatifs. J’ai envie d’apporter aux femmes, une mallette à outils de l’entrepreneur qui serait composée :

  • d’outils techniques efficaces,
  • d’outils inspirants : apprendre à lâcher prise, à parle en public,
  • d’outils bien-être : se réunir pour des moments d’échange, etc.

J’y réfléchis sérieusement mais il pourrait s’agir d’une formule payante. J’aimerais beaucoup lancer la « Co-Women » Academy qui serait organisée comme un incubateur.

J’aimerais également me développer géographiquement. J’ai la volonté d’organiser des événements dans d’autres villes en France. Je souhaiterais également aller à New-York pour animer une conférence ou organiser un événement. J’ai un coup de cœur pour la ville de New-York et en particulier pour sa philosophie du « tout est possible ».

J’aimerais aussi m’orienter vers l’intrapreunariat. Les sociétés qui fonctionnent bien aujourd’hui sont des entreprises qui fonctionnent en mode projet. Il faut que les salariés se sentent entrepreneurs dans la société qui les emploie et j’aimerais beaucoup les accompagner dans cette transition.

Mais pour que je puisse continuer à transmettre toute cette expérience, il faudrait que Co-Women soit plus visible. C’est ce que je m’efforce de faire au quotidien.

Julie L. : Quels sont les conseils que tu as à donner aux femmes qui entreprennent ?

Julie R. : D’être très organisée et ne jamais remettre au lendemain ce que tu peux faire aujourd’hui.

Julie L. : Et le conseil que tu donnerais à toutes les femmes qui souhaitent se lancer mais qui n’osent pas franchir le pas ?

Julie R. : Je leur conseille d »écouter leur cœur et surtout ne pas écouter les autres. Car quand tu commences à écouter les autres, tu ne fais plus rien !

Julie L : Un grand merci pour ton temps ! Je souhaite une très bonne continuation à Co-Women et surtout, beaucoup de succès !

Crédit photo : Camille Collin

Vous Aimerez Aussi

Aucun commentaire

Répondre